Encore un ! Encore un film de super-héros tiré d'un Comics de Stan Lee...
Cette fois-ci, c'est l'homme de fer, Iron Man. Le milliardaire Tony Stark est le grand patron de Stark Industry, fabricant d'armes en tous genres, dans le but de garantir la paix (mais bien sûr). En tournée VRP en Afghanistan, il se fait enlever par un groupe de terroristes qui lui demande de reconstruire une de ses armes (Jerricho, arme de destruction massive, mais made in USA, donc c'est pas grave), mais avec les moyens du bord. Et puis blessé pendant l'enlèvement, il a des bouts de métal dans le corps, alors le médecin du coin, traducteur à ses heures, lui a branché un électro-aimant sur la poitrine, pour qu'il puisse survivre.
Comme le grand patron n'est pas un manchot, il s'est construit une super-pile, capable de l'aider à lire dans le noir, mais aussi un ensemble Damart pour pas prendre froid dans les montagnes. Faute de Thermolactyle, il fait avec les moyens du bord : de l'acier brut. Double effet Kiss Cool, ça lui permet aussi de s'évader. Retrouvé par les gentils GIs, il rentre chez lui, perturbé par son aventure, mais avec l'idée fixe de se faire une combinaison plus légère et plus pratique. Voilà pour la genèse du super-héros.
Robert Downey Jr incarne donc notre grand gamin milliardaire au cœur bionique et aux voitures de luxe. Et il le fait bien ! Déjanté, incarnant son personnage avec humour, il donne vie à son pyjama de fer. Mais il est bien seul... Gwyneth Paltrow qui l'accompagne (c'est sa secrétaire dévouée, amoureuse) est cruchissime, Jeff Bridges (chauve et barbu) en associé du héros est décevant. Les autres personnages secondaires (relativement inconnus) sont assez fades et peu développés (le méchant est méchant et calculateur, le meilleur ami du héros est gentillet). En bon film américain, le manichéisme règne en maître, on est soit gentil, soit méchant. Point. Quant au scénario, il tient sur une feuille de papier hygiénique (oui, ça fait pas grand).
Et puis il y a le placement produit : Audi, Dell, Apple[1] (oui !) qui paye une partie du film et des effets spéciaux (nickels, comme toujours). En fait, c'est le premier chapitre d'une trilogie (les paris sont ouverts) puisque le 2 sort en 2010. La fin est ouverte à mort et finalement, le film complet ne sert qu'à présenter le personnage en attendant la suite... Bon spectacle, mais faut pas trop creuser pour chercher le second degré !
Notes
[1] N'oubliez pas, Le Mac existe, je l'ai vu...





